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Conservation

L’AMFCR impliquée dans l’élaboration d’une stratégie nationale de Conservation…

L’Association Marocaine pour la Fauconnerie et la Conservation des Rapaces (AMFCR) a participé du 19 au 20 avril 2017 à un atelier international pour l’élaboration d’une stratégie nationale de conservation des oiseaux de proie du Maroc.

À Rabat s’est tenu du 19 au 20 avril 2017, un atelier préliminaire pour l’élaboration de la stratégie nationale de conservation des rapaces. Coordonné par  le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) et le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN-Med). Cet atelier a été organisé dans le cadre du projet «Élaboration et mise en œuvre de plans d’action d’espèces dans les pays méditerranéens: amélioration de la capacité de gestion pour la conservation d’espèces menacées au Maghreb ».

L’évènement a rassemblé divers profils en relation avec la thématique des rapaces: des autorités nationales et locales, des Membres des commissions de l’UICN et des membres d’associations locales de conservation de la nature (experts du Groupe des spécialistes de l’UICN, GREPOM/Birdlife Maroc, du Groupe d’Ornithologie du Maroc (GOMAC) et de l’Association des Amis des Rapaces (ASARA)), ainsi que des experts internationaux -représentants de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS)- et des experts de la conservation et de la réintroduction des rapaces du Ministère régional de l’Environnement de l’Andalousie (Espagne).

Les principales menaces qui pèsent sur les oiseaux de proie au Maroc ont été évoquées et hiérarchisées (Électrocution, empoisonnement, etc…), permettant aux participants d’établir une feuille de route pour l’élaboration de la première version d’une stratégie de conservation des rapaces du Maroc, alignée au Mémorandum d’Entente sur la conservation des oiseaux de proie migrateurs d’Afrique et d’Eurasie de la CMS et son Plan d’action multi-espèces pour la conservation des vautours d’Afrique-Eurasie.

Ateliers et événements

L’AMFCR participe au deuxième atelier national sur la Conservation…

À Rabat, le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) et le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN-Med) ont organisé les 14 et 15 mai 2018 un atelier de formation sur l’identification et l’atténuation de l’impact des infrastructures électriques sur l’avifaune. En marge de l’évènement une convention a été signée entre le HCEFLCD et la Fondation Européenne pour la Conservation et la Fauconnerie (EFFC). L’AMFCR, dans le cadre de cette convention, jouera le rôle de relai entre les 2 signataires.

Depuis 2015, le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) en collaboration avec le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN (UICN-Med) et d’autres partenaires dans la région, développent des activités de transfert de connaissances en relation avec la conservation de rapaces menacés entre techniciens et gestionnaires des deux rives de la méditerranée. Dans ce contexte, et suivant la feuille de route convenue dans des séminaires précédents, le HCEFLCD et l’UICN-Med ont organisé les 14-15 mai à Rabat un atelier de formation sur l’identification et l’atténuation de l’impact des infrastructures électriques sur l’avifaune.

L’objectif principal de cet atelier -qui fait suite à l’atelier organisé les 19 et 20 avril 2017- est de promouvoir l’échange et le transfert des connaissances et des expériences acquises à propos de l’identification, l’adaptation et la correction des lignes électriques dangereuses pour l’avifaune. L’atelier a rassemblé 34 participants y compris des représentants et du personnel de l’HCEFLCD, de l’Office National de l’Électricité (ONE), des membres des ONG impliquées dans la conservation des oiseaux du Maroc et dans le secteur énergétique (ENDESA).

L’atelier fait partie d’une initiative, promue par le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN, qui vise à réduire la menace de mortalité des oiseaux de proie par l’électrocution ou collision avec des infrastructures énergétiques en Afrique du Nord, en collaboration avec les gouvernements et les sociétés d’électricité, et avec le soutien du Ministère espagnol de l’Agriculture, Pêche, l’Alimentation et l’Environnement, le Gouvernement régional de l’Andalousie et la Fondation Mava.

Lors de l’atelier les participants ont reconnu l’importance de la problématique au Maroc, le rôle de chaque acteur et la nécessité de collaboration et d’un travail multisectoriel pour avancer dans la mise en œuvre des solutions et d’un plan stratégique au niveau national. Les discussions des groupes de travail montrent que, au niveau marocain, il existe de la volonté pour avancer dans ce sens.

Au niveau technique, les intervenants ont montré l’importance de prendre des actions pour protéger l’avifaune au Maroc et l’existence de solutions. Des dispositifs efficaces pour diminuer ou neutraliser le danger des lignes électriques et des structures associées existent déjà, afin d’empêcher les oiseaux d’entrer en collision avec elles ou d’être électrocutés. Également les participants ont apprécié la présentation des méthodes pour la caractérisation des lignes électriques, pour l’élaboration d’une carte à risques et pour la priorisation des actions à mener.

Au niveau de l’organisation et des experts formateurs, l’engagement et la mise à disposition totale pour toute collaboration à ce sujet ont été réitérés. L’engagement des participants à travailler ensemble pour mettre en pratique les actions prioritaires identifiées pendant l’atelier est un pas très important. Le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts travaille déjà sur la convention officielle avec l’ONE pour l’identification et la correction des points noirs. Le rôle des ONG impliquées et des scientifiques dans la caractérisation des zones importantes pour l’avifaune et des zones à risque a été reconnu, ainsi comme la nécessité de formation pour cela.

L’ONE facilitera l’information sur les infrastructures électriques et va travailler dans la caractérisation et l’inventaire exhaustif des pylônes, ce qui contribuera à compléter le guide d’identification de lignes dangereuses en préparation. Ce guide, une fois terminé, servira comme outil de formation et travail à la compagnie. En ce qui concerne la construction de nouvelles lignes électriques, les représentants de l’ONE sont d’accord avec la nécessité de prendre en compte l’impact sur l’avifaune et comptent avec la capacité technique et économique de le faire.

L’action la plus urgente signalée a été la correction du seul point noir identifié jusque-là, à Guelmin (sud-ouest du Maroc), ce qui servira comme expérience pilote. Tous les acteurs se sont engagés à travailler pour résoudre le problème. La division régionale de l’ONE sera contactée et informée de la situation et les représentants de l’entreprise de fabrication de dispositifs de correction présents dans l’atelier se sont engagés à faciliter et à installer le matériel nécessaire. Un plan d’action urgent doit être développé pour la mise en place de cette correction.

Chasse au Vol - Fauconnerie

Le Festival de fauconnerie entame sa cinquième édition

La commune rurale de Zaouïat Lekouassem, relevant de la province d’El Jadida, abrite, du 29 septembre au 1er octobre 2017, la cinquième édition de son Festival de fauconnerie.

C’est sous le thème «La fauconnerie : tradition ancestrale et patrimoine universel, transmission intergénérationnelle» qu’aura lieu, dans la commune rurale de Zaouïat Lekouassem, la cinquième édition du Festival de fauconnerie Lekouassem. Organisé sous l’égide de la province d’El Jadida par l’Association provinciale des affaires culturelles, en collaboration avec l’Association des fauconniers Lekouassem d’Ouled Frej et la Direction régionale de la culture, l’événement se déroulera du 29 septembre au 1er octobre.

Au centre rural de Had Ouled Frej, la tribu des Lekouassem représente de nos jours le dernier rempart qui préserve une tradition ancestrale, ayant connu autrefois ses plus belles lettres de noblesse. Considérée depuis un certain temps comme une simple curiosité locale, la fauconnerie des Lekouassem connaît de nos jours un regain d’intérêt et de reconnaissance et a fait de cette zone un lieu favori pour le développement de l’art de la volerie et sa transmission de père en fils.

Cette cinquième édition offre un programme alléchant visant à faire connaître le patrimoine et la fauconnerie dans le village des Smâala d’Ouled Frej qui représente incontestablement l’unique fief de la fauconnerie au Maroc. Fidèle à sa vocation, ce Festival essaie de promouvoir la culture et le patrimoine de la région sur un fond d’animation varié et alléchant, avec au menu:

  • des exhibitions de fauconnerie,
  • des spectacles de folklore,
  • une exposition des produits du terroir de la région,
  • une exposition de chiens de chasse de pure race marocaine, le «Sloughi»,
  • une exposition photographique de fauconnerie sous le thème «La fauconnerie dans le monde arabe»,
  • une exposition d’outils de chasse,
  • une compétition pour plasticiens (jeunes et confirmés) autour du faucon,
  • spectacles de fantasia et de musique traditionnelle animés par diverses troupes folkloriques et groupes populaires.

Cette manifestation s’intéressera également au cheval et à l’art culinaire doukkali qui font partie du riche patrimoine de la région. La fauconnerie, «Al Bayzara», ou la chasse au faucon est l’art de capturer du gibier vivant au moyen de rapaces spécialement entraînés à cet effet. La pratique de cet art est apparue dans notre pays avec l’avènement des Arabes au pays du Maghreb, notamment à partir du XIIe siècle. Ce mode de chasse s’est alors répandu aussi bien dans les milieux royaux que parmi les communautés nomades et semi-nomades.

Les textes historiques attestent l’intérêt que les sultans du Maghreb, de l’époque des Almohades (XIIIe), ont accordé à cet art et le rôle qu’a joué le faucon dans les échanges diplomatiques entre le Maroc et les pays d’Orient et d’Occident. Cette tradition originale et populaire repose sur l’affaitage des deux seules espèces de la gent ailée parfaitement adaptées aux modes de chasse pratiqués, à savoir les faucons pèlerins appelés «Bahri» et «Nebli». Bien ancré, l’art de la fauconnerie, legs de nos ancêtres, inspire par sa noblesse et son authenticité un sentiment d’orgueil et de fierté.