Catégorie : Récupération & Réhabilitation

Récupération & Réhabilitation

Salé: récupération d’un Vautour fauve (vidéo)

Le 19 novembre, l’AMFCR a été contactée par Mr Aziz, un habitant de Salé qui a récupéré un Vautour fauve (Gyps fulvus) sur sa terrasse, par une chaude après-midi d’août.

Épuisé, assoiffé et attiré par une bassine d’eau, le vautour s’est facilement laissé capturé par Aziz, qui en a pris soin quotidiennement avant de le remettre à l’AMFCR. Selon les instructions du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD), le vautour a été conduit au Jardin Zoologique National (JZN) où il recevra des soins adaptés en compagnie d’autres vautours de son espèce.

 

Cet oiseau était déjà « connu de nos services »…

Ce vautour fauve (Gyps fulvus) a été identifié par une marque alaire M17. Il fut découvert le 31/07/2017 par des militaires près de Juda Jbel Moussa dans une situation très critique, souffrant de malnutrition et d’un manque de vitamines et souffrait d’attaques nerveuses. Après avoir été soigné de manière satisfaisante, sa situation physique s’est rétablie à 100%.

explique Rachid El Khamlichi du Grepom Nord-Ouest :

En raison de son caractère trop familier avec les humains, plusieurs tentatives de libération sont réalisées dans la zone de Jbel Moussa sans résultat. Cependant, il disparaît le 6 juin 2018 et réapparaît dans la zone d’Oued el Mersa le 8 juin 2018, (informations fournies par Chekh Hassan). Récupéré le même jour, il reprendra son envol 2 jours plus tard, pour réapparaitre à Salé en Août 2018 !

M17 devrait séjourner encore quelques temps en volière d’acclimatation avant de tenter une autre libération bientôt, lorsque les conditions le permettront et si les soigneurs estiment que son état physique et mental le permet.

percnoptère Récupération & Réhabilitation

« PHOENIX »: petite histoire de la résurrection d’un Vautour percnoptère…

 

L’Association Marocaine pour la Fauconnerie et la Conservation des Rapaces en coordination avec le Haut Commissariat aux Eaux Et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) a réhabilité, marqué puis relâché avec succès un vautour percnoptère –Neophron percnopterus– électrocuté. Grâce à de multiples soins et une greffe de plumes, le Vautour a pu réussir son envol et reprendre sa migration vers le sud.

   Tel l’oiseau légendaire et symbole de résurrection, doué d’une grande longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s’être consumé dans les flammes nous ne pouvions trouver meilleur nom que « PHOENIX » à ce vautour percnoptère, qui a miraculeusement survécu à une électrocution sur un pylône de moyenne tension. C’est le 27 Mars dernier, qu’informée par Mr Mohamed Chaibi citoyen d’Ifrane, l’AMFCR a pu procéder à la récupération de PHOENIX. 

Le vautour percnoptère est l’espèce la plus menacée parmi les quatre espèces de vautours du Paléarctique occidental. L’espèce classée « EN DANGER » dans la liste rouge de IUCN, est dans une situation plus que vulnérable, ce qui justifie le déploiement de toutes les actions possibles pour en favoriser sa Conservation.

Au moment de la récupération, PHOENIX souffrait de multiples brûlures, notamment à la patte droite, en plus de la perte de 5 rémiges primaires sur son aile droite, carbonisées au moment de l’électrocution sur un pylône de moyenne tension.

Après l’accord et avec la coordination du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD), l’AMFCR a récupéré PHOENIX le 27 mars pour tenter sa réhabilitation et sa réinsertion dans son milieu. Le Vautour a reçu plusieurs traitements et soins ainsi qu’une délicate opération d’implantation de plumes. La technique dite enter est habituellement utilisée en Fauconnerie et consiste à prendre des plumes d’un « oiseau donneur » et à les « greffer » dans les plumes abîmées d’un oiseau receveur. Cette méthode mise en place il y a des siècles par les fauconniers pour réparer les plumes brisées de leurs oiseaux lors des parties de chasse au vol est aujourd’hui utilisée à des fins de réhabilitation et de conservation.

Le Vautour percnoptère a par la suite été équipé d’une balise GPS de 50 grammes, gracieusement offerte par L’Institut d’Ornithologie Max Planck Centre for Animal Marking représenté par le Dr. Wolfgang Fiedler. Il a été et également bagué (Inst Sci Rabat 104) sur le tarse droit  et porte sur le tarse gauche une bague DARVIC de couleur jaune M05.

Pose de la balise GPS et des bagues

 

PHOENIX a pris son envol avec succès le 3 août dernier à Jbel Moussa selon les instructions du Haut Commissariat aux Eaux Et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) et avec l’assistance du GREPOM Nord-Ouest et de l’AMFCR. Démontrant une parfaite récupération le Vautour percnoptère s’est envolé sans difficultés suscitant beaucoup d’émotions parmi l’équipe qui a participé au relâcher.

 

PHOENIX a séjourné plus de 15 jours dans l’arrière pays de Larache, où il a pu être observé pendant 25 minutes le 17/08/2018 par un membre de l’AMFCR. Il a entamé sa migration vers le sud le 21/08/2018, parcourant une moyenne de 270 kms par jour avant d’atteindre la frontière Algéro-Mauritanienne, où il a émis sa dernière position connue le 24 août 2018. À cette date, la batterie de la balise était proche du seuil le plus bas et s’est très probablement éteinte. Il est possible qu’il y ait eu de la saleté ou des plumes recouvrant le panneau solaire, ce qui a empêché la recharge correcte de la batterie. 

 

 À ce stade, la seule option est d’attendre. La prochaine fois que la balise aura une connexion GSM et suffisamment d’énergie, elle émettra une position GPS. Le suivi GPS des oiseaux à haute résolution révèle les menaces auxquelles ils font face. Nous pouvons ainsi voir que PHOENIX, durant son périple, a passé beaucoup de temps autour de poteaux électriques où il était directement exposé à des électrocutions mortelles. Bon vent et vivement les retrouvailles!

 

 

Le suivi complet de cet oiseau peut être vue sur l’étude Movebank  » Raptors MPIO AMFCR Morocco ».

Plus d’informations sur le marquage.

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Conservation des rapaces: L’AMFCR participe au troisième atelier national

Lors du troisième atelier pour l’élaboration d’une stratégie de Conservation des rapaces au Maroc, l’AMFCR a présenté le bilan de ses réalisations ainsi que son projet de Centre National pour la Réhabilitation des Rapaces.

 

 Le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) en collaboration avec le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN (UICN-Med) et le Gouvernement régional de l’Andalousie, ont organisé, du 2 au 4 octobre 2018 à Jbel Moussa, une série de formations sur les méthodes de recensement et de suivi de ces oiseaux de proie. L’événement fait partie de la série d’activités développées pour un transfert de connaissances sur la Conservation des rapaces menacés entre techniciens et gestionnaires des deux rives de la Méditerranée.

L’AMFCR révèle les résultats de ses réhabilitations

Lors de ce troisième atelier pour l’élaboration d’une stratégie de Conservation des rapaces au Maroc, l’AMFCR a présenté le bilan relatif aux rapaces réhabilités dans son centre provisoire durant ces 10 derniers mois. Les participants ont salué les efforts déployés par l’AMFCR et les résultats encourageants qui ont été atteints: plus d’un tiers des oiseaux réhabilités ont pu regagner la Nature. A la fin de la présentation, l’AMFCR a révélé son projet de création d’un centre National de réhabilitation des rapaces actuellement en cours de préparation.

En marge de l’événement, l’AMFCR a relâché un vautour fauve réhabilité par ses soins. L’oiseau avait été retrouvé dans la région de Bir Jdid en septembre dernier. Contacté par le citoyen qui l’a récupéré, l’AMFCR avait alors fait le déplacement puis entrepris de réhabiliter l’oiseau de proie qui n’était pas blessé mais semblait souffrir d’une fatigue extrême.

Vers un premier recensement des rapaces rupicoles

Ce troisième atelier a eu pour objectif d’établir une feuille de route en partenariat avec les ornithologues marocains de tous bords –GOMAC, AMFCR, AGIR, GREPOM, ASARA– et des agents d’autorités concernées -HCEFLCD, Gendarmerie Royale- afin de parvenir à une meilleure connaissance de ces espèces au Maroc. Cette formation est organisée dans le cadre du projet « Safe Flyways – reducing energy infrastructure related to bird mortality in the Mediterranean », financé par la Fondation MAVA.

Plusieurs présentations et débats se sont succédé durant les trois jours dans l’objectif d’organiser un premier recensement des rapaces rupicoles au Maroc. Tous les participants se sont accordé sur la nécessite urgente de réaliser ce dénombrement et dans un deuxième temps un suivi, qui permettront de poser les bons diagnostiques puis les plans d’actions nécessaires pour sauvegarder les espèces de rapaces menacés au Maroc.

Récupération & Réhabilitation

J’ai trouvé un rapace que dois-je faire?

Face à un rapace en détresse il est nécessaire de prendre en considération certaines conduites à tenir afin d’intervenir en toute sécurité tout en optimisant les chances de son sauvetage.

 

 Les rapaces rencontrent une multitude de dangers pendant leur vie. Dans certains cas, des conditions difficiles pendant la migration peuvent occasionner chez eux des cas de fatigue extrême. Il est ainsi possible de rencontrer parfois des rapaces mal en point, fatigués, ou blessés qui sans intervention risquent de mourir. Dans d’autre cas, les rapaces en détresse le sont suite à un empoisonnement, une électrocution voire même suite à la persécution d’un braconnier -la chasse des rapaces étant interdite au Maroc-.

Face à un rapace en détresse il est nécessaire de prendre en considération certaines conduites à tenir afin d’intervenir en toute sécurité tout en optimisant les chances de son sauvetage:

  • Première chose dont il est nécessaire de s’assurer est que le rapace est réellement en détresse: les jeunes rapaces nocturnes (hibou, chouette…) qui expérimentent leurs premiers envols sont parfois maladroits et peuvent donner l’impression qu’ils sont en détresse alors qu’ils ne le sont pas. Face à un jeune rapace nocturne, le mieux est de ne pas l’approcher afin de lui donner le temps et l’espace nécessaire pour reprendre son envol. Si le jeune rapace est exposé à un danger immédiat (chats, voiture…) la seule intervention à faire est de le positionner en hauteur (un arbre, perchoir).

 

  • Si vous êtes amené à manipuler un rapace, il faut prendre des précautions pour éviter son bec et ses serres. Commencez par lui couvrir la tête d’un linge lui permettant de respirer, mais sans voir. Saisissez-le par le dos à la hauteur des épaules, ailes plaquées au corps. Tenez-le les bras tendus, avec des gants épais ou un linge, en veillant à ne pas trop l’approcher des personnes dans votre entourage immédiat. Veillez à ne pas abîmer les plumes de l’oiseau pendant la manipulation.

 

  • Placez le dans un carton en évitant de le stresser davantage. Mettez le carton ensuite dans un endroit calme obscure et tempéré. N’essayez surtout pas de le nourrir ou de l’abreuver, et prévenez immédiatement l’AMFCR (l’Association Marocaine pour la Fauconnerie et la Conservation des Rapaces) au : 0666922219.
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Larache: réhabilitation et relâcher d’un milan noir

Un Milan noir (Milvus migrans) immature a été récupéré le 05/08/2018 à Khmiss Sahel -région de Larache- sur le bord d’une piste. L’oiseau a probablement été empoisonné ou intoxiqué. Il a été pris en charge le jour même par l’AMFCR pour réhabilitation. Le 31/08/2018, complètement remis de son intoxication, le rapace a été relâché dans la même zone où il a été trouvé, après avoir été équipé d’une bague de métal sur le tarse droit (105 Cemo Inst Sci Rabat). Nous lui souhaitons un bon voyage vers ses quartiers d’hivernage!