Catégorie : Chasse au Vol – Fauconnerie

Moussem Chasse au Vol - Fauconnerie

Moussem Moulay Abdellah 2018: Tabyazt à l’honneur

El Jadida : du 3 au 10 aout le Moussem de Moulay Abdellah Amghar a mis à l’honneur le patrimoine culturel doukkali. Parmi les activités mise en avant : la fauconnerie des Kwassems plus connues sous le nom de Tabyazt.

Le séculaire Moussem Moulay Abdellah Amghar, qui a eu lieu sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI du 3 au10 août 2018, a encore été une occasion rêvée pour mettre en valeur les patrimoines culturels Jdidi.

Quelque 500.000 personnes ont répondu présents à l’appel du Moussem. C’est ainsi que les Kwassems ont pu exhiber leurs talents et savoirs faire. A travers plusieurs spectacles utilisant des faucons entrainés par leurs soins les « byaza » ont démontré une relation homme-animal particulière. Comme chaque année, l’engouement était au rendez-vous démontrant un intérêt certain du public face à un patrimoine parfois méconnu mais toujours apprécié.

Chasse au Vol - Fauconnerie

Tabiyazt: la Fauconnerie à la marocaine

La fauconnerie, al bayzara,  Tabiyazt, al Sayd b-ettaïr al horr, assaqqara,  ou la chasse au faucon est l’art de capturer du gibier vivant au moyen de rapaces spécialement entraînés à cet effet.

La pratique de tabiyazt est apparue dans notre pays avec l’avènement des Arabes au pays du Maghreb,notamment, à partir du XIIe siècle. Ce mode de chasse s’est, alors, répandu, aussi bien dans les milieux royaux que parmi les communautés nomades et semi-nomades.

Les textes historiques attestent de l’intérêt que les sultans du Maroc, de l’époque almohade (XIIIe s.) à l’époque alaouite (depuis le XVIIe s.), ont accordé à l’art de tabiyazt et du rôle qu’a joué le faucon dans les échanges diplomatiques du Maroc avec les autres souverains d’Orient et d’Occident.

Il est assez difficile de préciser une date concernant le début de la pratique de l’art de la fauconnerie ou de la chasse au vol au Maroc. Néanmoins, la pratique de tabiyazt est apparue dans notre pays avec l’avènement des Arabes au pays du Maghreb, notamment, à partir du XIIe siècle. Ce mode de chasse s’est alors répandu, aussi bien parmi l’élite régnante que parmi les communautés nomades et semi-nomades. Les textes historiques attestent de l’intérêt que les sultans du Maroc, de l’époque almohade à l’époque alaouite, ont accordé à l’art de tabiyazt et du rôle qu’a joué le faucon dans les échanges diplomatiques du Maroc avec les autres souverains d’Orient et d’Occident. Les Dahirs datant du XIXe siècle témoignent de l’importance attribuée à cette activité par les sultans Alaouites qui n’ont cessé d’encourager les familles Kouassem de Doukkala, connues depuis longtemps par leur passion pour la fauconnerie, et qui ont réussi à maintenir cette tradition vivante jusqu’à nos.

Attiré par les exploits de cet oiseau dans la poursuite et la capture de proies, l’homme l’a d’abord utilisé à des fins de chasse avant de faire de son usage un art et un sport de loisir fascinant qui a son éthique et ses règles, exigeant de la patience et de la persévérance pour capturer le faucon, l’entretenir, l’affaiter, et le faire chasser.

La fauconnerie, est pratiquée traditionnellement par la tribu des Kwassems dans la région de Doukkala depuis très longtemps. Elle est exercée dans les zones dégagées limitrophes de leurs habitations. Le genre de faucon le plus utilisé est le pèlerin appelé «bahri» et «nebli», il est capturé dans les régions des villes Essaouira et Safi avec une méthode traditionnelle : un filet est tendu autour de trois piquets et sur lequel on place un pigeon lui servant d’appât. Attiré par l’agitation du pigeon, le faucon plane autour de lui, puis il l’attaque. A ce moment-là le faucon est accroché dans le filet puis capturé par le fauconnier. Celui-ci procède, alors, à son affaitage et son initiation à la chasse du gibier qui peuvent durer plusieurs semaines. Le genre de gibier chassé et le plus répandu au Maroc est de type œdicnème criard appelé localement karzit.

La pratique de cet art est parvenue à réunir un grand nombre d’adeptes passionnés dans plusieurs régions du monde fédérés notamment par l’Association internationale de la fauconnerie, dont le Maroc est un membre actif.

“Riche de ces traditions séculaires et de ses nombreuses variations, qu’est-ce donc vraiment que la Fauconnerie ?  

Essentiellement c’est une dramatisation, et une forme personnalisée de l’ornithologie. Cela implique un type de chasse par procuration, où l’humain s’identifie au rapace et consent à un rôle de second plan. Cette identification est si absolue qu’il arrive parfois au fauconnier de s’incarner littéralement dans l’oiseau. Il pénètre alors dans le monde inflexible de la nature, où la mort est courante, et chaque minute de vie, un accomplissement. Et dans ce monde, ce qui nous semble familier prend soudain un sens nouveau. L’Homme se métamorphose, il acquiert une fraction des qualités du faucon et ressent la griserie de son envolée fougueuse. La Fauconnerie nous permet de prendre part à un rituel complet, constitué d’un commencement, d’une fin et d’un but précis subitement accessible. Elle nous propose une véritable collaboration qui nécessite un sens des responsabilités, de la créativité, et un goût du risque. Serait-ce un moyen d’échapper à la confusion et à la stagnation inhérente à la vie moderne ? car la Fauconnerie élève l’esprit, élargit nos horizons et nous inculque une certaine philosophie. Sinon comment expliquer cette fascination qu’exerce sur nous un oiseau, qui n’est somme toute qu’un amas de plumes et quelques kilos de chair ?

Qu’est-ce donc que la Fauconnerie, sinon une forme d’Amour, une forme d’Amour oublié.

Un poème ancien résume bien cette pensée : « Il vient un temps où l’oiseau sur votre poing est prêt à s’envoler, à mesure qu’il s’éloigne, il vous semble plus près mais s’élance toujours plus haut. Où vous situez vous alors ? vous qui avez les yeux faibles et le pas lourd, dominez vos limitations et volez ! volez sous son aile… »

Jacek Strek

atelier Chasse au Vol - Fauconnerie

L’AMFCR participe à l’atelier régional sur la conservation et…

L’Association Marocaine pour la Fauconnerie et la Conservation des Rapaces (AMFCR) participe le Jeudi 30 novembre 2017, à El Jadida, à l’atelier régional sur la conservation et le développement de la Fauconnerie. 

 Dans le cadre de l’opérationnalisation du plan régional de la Loi 29-05, la Direction Régionale des Eaux et Forets et à la Lutte contre la Désertification du Centre organise l’atelier de lancement du « Programme régional de conservation et de développement patrimonial de la fauconnerie » le 30 novembre 2017 à El Jadida.

Cet atelier, a permit d’associer un large spectre de partenaires institutionnels, de scientifiques au même titre que des associations de fauconniers.

L’organisation de cet atelier sur la fauconnerie est non seulement une occasion pour la mise en conformité de l’exercice de la fauconnerie avec les dispositions légales de la Loi CITES 29-05, mais constituera également une première étape pour la déclinaison opérationnelle du programme de conservation patrimoniale.

Chasse au Vol - Fauconnerie

Le Festival de fauconnerie entame sa cinquième édition

La commune rurale de Zaouïat Lekouassem, relevant de la province d’El Jadida, abrite, du 29 septembre au 1er octobre 2017, la cinquième édition de son Festival de fauconnerie.

 C’est sous le thème «La fauconnerie : tradition ancestrale et patrimoine universel, transmission intergénérationnelle» qu’aura lieu, dans la commune rurale de Zaouïat Lekouassem, la cinquième édition du Festival de fauconnerie Lekouassem. Organisé sous l’égide de la province d’El Jadida par l’Association provinciale des affaires culturelles, en collaboration avec l’Association des fauconniers Lekouassem d’Ouled Frej et la Direction régionale de la culture, l’événement se déroulera du 29 septembre au 1er octobre.

 

Au centre rural de Had Ouled Frej, la tribu des Lekouassem représente de nos jours le dernier rempart qui préserve une tradition ancestrale, ayant connu autrefois ses plus belles lettres de noblesse. Considérée depuis un certain temps comme une simple curiosité locale, la fauconnerie des Lekouassem connaît de nos jours un regain d’intérêt et de reconnaissance et a fait de cette zone un lieu favori pour le développement de l’art de la volerie et sa transmission de père en fils. Cette cinquième édition offre un programme alléchant visant à faire connaître le patrimoine et la fauconnerie dans le village des Smâala d’Ouled Frej qui représente incontestablement l’unique fief de la fauconnerie au Maroc. Fidèle à sa vocation, ce Festival essaie de promouvoir la culture et le patrimoine de la région sur un fond d’animation varié et alléchant, avec au menu des exhibitions de fauconnerie, des spectacles de folklore, une exposition des produits du terroir de la région, une exposition de chiens de chasse de pure race marocaine, le «Sloughi», une exposition photographique de fauconnerie sous le thème
«La fauconnerie dans le monde arabe», une exposition d’outils de chasse, une compétition pour plasticiens (jeunes et confirmés) autour du faucon, en plus de spectacles de fantasia et de musique traditionnelle animés par diverses troupes folkloriques et groupes populaires. Cette manifestation s’intéressera également au cheval et à l’art culinaire doukkali qui font partie du riche patrimoine de la région.

La fauconnerie, «Al Bayzara», ou la chasse au faucon est l’art de capturer du gibier vivant au moyen de rapaces spécialement entraînés à cet effet. La pratique de cet art est apparue dans notre pays avec l’avènement des Arabes au pays du Maghreb, notamment à partir du XIIe siècle. Ce mode de chasse s’est alors répandu aussi bien dans les milieux royaux que parmi les communautés nomades et semi-nomades. Les textes historiques attestent l’intérêt que les sultans du Maghreb, de l’époque des Almohades (XIIIe), ont accordé à cet art et le rôle qu’a joué le faucon dans les échanges diplomatiques entre le Maroc et les pays d’Orient et d’Occident. Cette tradition originale et populaire repose sur l’affaitage des deux seules espèces de la gent ailée parfaitement adaptées aux modes de chasse pratiqués, à savoir les faucons pèlerins appelés «Bahri» et «Nebli». Bien ancré, l’art de la fauconnerie, legs de nos ancêtres, inspire par sa noblesse et son authenticité un sentiment d’orgueil et de fierté.